
Le virus de la grippe a la particularité de muter rapidement et de tromper notre système immunitaire.
A sa surface, chaque type dispose de pointes (H) et de bossos (N) qui permettent de le reconnaître :
Notons que la vaccination contre la grippe ne protège pas de la grippe aviaire (H%N1) !
(Tribune de Genève, 20 octobre 2007)
En Asie, vivre près de la volaille est courant. Cela permet d'avoir de la viande tout en conservant les champs pour les cultures.
Le virus de la grippe aviaire H5N1 s'adapte donctamment aux êtres vivants et s'est même développé chez l'être humain ! Il ne se transmet pas d'homme à homme, mais qui peut dire que cela n'arrivera jamais ?
On pense, à l'heure actuelle, que la grippe espagnole de 1918 était d'origine aviaire.
Nous sommes prêts à y faire face !
(Tribune de Genève, 27 octobre 2007)
La grippe est comme une troupe d'acteurs qui changent de costumes quand bon leur semble et reçoivent un nouvel arrivant chaque hiver.
Nos anticorps sont alors à la place du régisseur: la vaccination leur permet de connaître le nouvel arrivant, mais les acteurs habituels sont déguisés et le régisseur ne les reconnaît pas très bien, d'oû les grippes saisonnières (ou para-influenza).
(Tribune de Genève, 3 novembre 2007)
Le vaccin de cet hiver est adapté aux nouveaux virus importés, mais les virus des années précédentes ont subi quelques mutations et arriveront à tromper nos anticorps.
Malgré la vaccination, nous pourrons donc faire une "grippe" qui sera moins forte que "la grippe" nouvelle, car nos défenses immunitairesvont déjouer en partie l'astuce des anciens virus.
Tribune de Genève, 9. novembre 2007 - journée nationale de la grippe)
C'est le contact étroit entre l'homme, le cochon et les volailles dans les fermes d'Asie qui alimente la grippe.
le virus des volailles s'adapte quelques fois au cochon et, vu la ressemblance du cochon et de l'homme, la transmission est fréquente.
En retour, le fermier grippé contamine son environnement avec le virus adapté et les oiseaux migrateurs se chargent de diffuser la nouvelle maladie sur la planète.
(Tribune de Genève, 17 novembre 2007)
Cet hiver, le masque sera é la mode. Mais à quoi sert-il, ou plutôt à qui ?
Un masque sert à filtrer les goutelettes de salive porteuses du virus, surtout celles que nous produisons en parlant ou en éternuant.
Le port du masque protège d'abord les autres.
Par contre, les masques filtrant l'air inspiré sont beaucoup plus épais et doivent être changés fréquemment.
(Tribune de Genève, 24 novembre 2007)